Produire de l'hydrogène sans gaz à effet de serre

 

- Vancouver, Colombie-Britannique

Élément le plus abondant de l'univers, l'hydrogène est un combustible propre qui aidera la planète à s'affranchir des combustibles fossiles dont dépendent ses systèmes énergétiques. Malheureusement, l'hydrogène n'existe pas à l'état pur. On doit le séparer des autres substances auxquelles il s'est combiné avant de pouvoir le stocker et s'en servir.

Les méthodes actuelles pour extraire l'hydrogène des combustibles fossiles libèrent des gaz à effet de serre (GES), notamment du dioxyde de carbone (CO2), dont le captage accroît le coût de production tout en compliquant le procédé, qui, peu importe sa nature, exige un investissement considérable de temps, d'énergie et d'argent.

La jeune entreprise Ekona Power, établie en Colombie-Britannique, a résolu le problème en adoptant une approche radicalement différente : la pyrolyse du méthane. « Après avoir passé 18 mois à examiner les techniques existantes, nous sommes persuadés que cette technologie est celle qui présente les plus grandes possibilités, car le coût de celle‑ci reste bas et elle réduit les émissions de GES de jusqu'à 90 % », affirme Gary Schubak, vice-président à l'expansion commerciale et aux relations avec le gouvernement d'Ekona Power. La pyrolyse du méthane convertit la matière première, en l'occurrence le gaz naturel, en hydrogène et en carbone solide en chauffant la molécule de méthane jusqu'à ce qu'elle se dissocie. La plateforme technologique peut être installée parallèlement à l'infrastructure de conditionnement du gaz naturel en vue de distribuer un combustible décarbonisé aux industries et aux collectivités.

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Vancouver a collaboré avec Ekona pour modéliser son réacteur et caractériser le sous-produit de carbone solide. Cela accélérera la mise à l'échelle et la commercialisation et aidera l'entreprise à atteindre son objectif de « produire de l'hydrogène propre à un prix abordable ». L'entreprise prévoit qu'un prototype de 200 kilogrammes par jour sera prêt à être testé sur le terrain d'ici à mars 2023, avec des applications dans des secteurs tels que les transports, l'énergie et les produits chimiques.

« Lorsque nous avons démarré en 2017, le Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC nous a permis de lancer l'entreprise. Nous avons aussi bénéficié d'un incroyable soutien financier de la part d'investisseurs comme Baker Hughes, Suncor, Cenovus et IBET », ajoute M. Schubak.

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