Projet sur les technologies pour les langues autochtones canadiennes

 

État : Actif

Aperçu

Nous mettons au point des technologies textuelles et des technologies fondées sur la parole qui visent à encourager la stabilisation, la revitalisation et la réclamation des langues autochtones en appuyant les enseignants et les étudiants de langues autochtones. En effet, ces technologies favorisent l'accessibilité des enregistrements audio et soutiennent les traducteurs et les transcripteurs de langues autochtones ainsi que d'autres langagiers professionnels.

  • Des technologies indépendantes des langues seront mises à la disposition des communautés sous forme de logiciel libre.
  • Nous travaillerons sous l'autorité et selon les conseils d'une commission consultative, et en étroite collaboration et en partenariat avec les organismes communautaires autochtones et les communautés autochtones partout au Canada.
  • Les travaux de recherche réalisés dans le cadre de ce projet respecteront la Politique des trois Conseils en matière d'éthique de la recherche.
  • Le budget de 2017 prévoit un investissement de 89,9 millions de dollars sur trois ans pour appuyer les langues et les cultures autochtones. De cette somme, 6 millions de dollars nous ont été octroyés.
  • Ce projet est géré par le Centre de recherche en technologies numériques du CNRC.

Projets

Technologies

Technologies fondées sur la parole

Le contexte

  • Des milliers d'heures d'enregistrements de langues autochtones existent à l'échelle du pays.
  • Les enregistrements peuvent être difficiles d'accès et d'utilisation parce qu'ils ne sont pas toujours entièrement transcrits et qu'il manque parfois des métadonnées (information sur les langues parlées, sur les locuteurs, etc.).

Notre objectif

  • Créer un logiciel qui segmentera et étiquettera automatiquement les fichiers audio pendant leur enregistrement (ou peu après).
  • Créer et mettre à l'essai un logiciel d'indexation audio qui permet d'effectuer des recherches dans les enregistrements existants, incluant ceux qui datent de plusieurs décennies, pour trouver des mots clés ou des phrases.
Technologies textuelles

Le contexte

  • La complexité des mots des langues autochtones, dans lesquelles un seul, long mot formé de plusieurs petites parties qu'on appelle des morphèmes, peut souvent exprimer ce que d'autres langues expriment au moyen de propositions entières, pose problème pour les applications logicielles (tant les logiciels éducatifs que professionnels) qui ne sont pas dotées de capacités de traitement de mots propres à une langue.
  • L'enseignement de la formation des mots fait partie intégrante de l'apprentissage des langues autochtones.
  • La complexité des mots et, dans certaines langues, des systèmes d'écriture rend la rédaction de textes qui respectent les normes officielles de la communauté difficile pour de nombreux apprenants.

Notre objectif

  • En collaboration avec les formateurs, nous travaillons à la conception d'outils éducatifs qui permettent l'apprentissage exploratoire de la formation de mots.
  • Nous développons des outils de vérification de l'orthographe et de la grammaire en vue de les intégrer dans les applications mobiles et de bureau afin d'aider les utilisateurs de langues de tous les niveaux à respecter les normes de rédaction de leur communauté.

Langues

Nous adoptons une approche qui favorise l'exhaustivité avant l'application généralisée. Tous les outils logiciels que nous créerons seront initialement adaptés à une ou deux langues autochtones canadiennes, mais ils seront conçus de façon à en permettre l'adaptation à d'autres langues.

Nos travaux portent actuellement sur les langues suivantes :

  • l'atikamekw
  • le cri (plusieurs dialectes)
  • l'innu
  • l'inuktitut
  • le kwak'wala
  • le michif (le Métis)
  • le mi'kmaw
  • le mohawk (plusieurs dialectes)
  • le naskapi
  • le SENĆOŦEN
  • le tŝilhqot'in
  • le tsuut'ina
  • le wendat

Grâce à une conception ingénieuse et à des essais subséquents, nous allons essayer de faire en sorte que les outils que nous mettons au point de cette façon puissent être adaptés à de nombreuses différentes langues après la période initiale de développement.

Publications

Voici une sélection des publications faites par l'équipe du projet et leurs collaborateurs au sujet de la recherche sur les technologies de langues autochtones.

Notre équipe de projet

Anna Kazantseva

Anna Kazantseva, Ph. D.

Linguistique informatique de la documentation (romans et récits); modélisation de la structure du discours dans de longs documents informels; linguistique informatique des langues iroquoiennes.

Roland Kuhn

Roland Kuhn, Ph. D. (chef de projet)

Reconnaissance automatique de la parole; traduction automatique.

Patrick Littell

Patrick Littell, Ph. D. (conseiller de projet)

Linguistique informatique des langues à faibles ressources; ses travaux ont porté sur plusieurs langues autochtones, dont les langues kwak'wala/bak'wamk'ala, gitksan et nłeà kepmxcín (langue salish de la rivière Thompson).

 Aidan Pine

Aidan Pine

Développement de logiciels à l'appui des langues autochtones; développement d'outils en collaboration avec les communautés gitksan et heiltsuk.

Eddie Antonio Santos

Eddie Antonio Santos

Génie logiciel, modélisation appliquée du language, spécialiste unicode.

Alain Desilets

Alain Désilets

Développeur d'applications de traitement du langage naturel. Dirige le projet WeBlnuk, qui permet aux traducteurs d'effectuer des recherches dans de vastes corpus de contenu parallèle en anglais et en Inuktut.

Joanis Eric

Eric Joanis

Linguistique informatique; traitement statistique du langage naturel; traduction automatique; optimisation et solidification des logiciels.

 

Commission consultative

Nous sommes résolus à développer des technologies en collaboration avec les intervenants autochtones, et nous avons mis sur pied une commission consultative autochtone qui donne des conseils sur les méthodes de collaboration et évalue la mise en œuvre des projets.

Heather Souter

Heather Souter

Présidente de la Commission consultative du Projet sur les technologies pour les langues autochtones du CNRC
Secrétaire-trésorière, Prairies to Woodlands Indigenous Language Revitalization Circle

Heather dirige actuellement un nouveau programme maître-apprenti au Manitoba en plus d'être secrétaire-trésorière de l'organisme de revitalisation des langues autochtones Woodlands Indigenous Language Revitalization Circle. Elle est titulaire d'un baccalauréat de l'Université de la Colombie-Britannique ainsi que d'une maîtrise en éducation dans le domaine de la revitalisation des langues autochtones de l'Université de Victoria. Heather travaille à régénérer sa langue ancestrale et a publié, en collaboration avec des aînés, des ressources pédagogiques en michif, comme un guide des expressions courantes et un cours pour débutants de niveau collégial. Ses intérêts comprennent l'utilisation d'Internet pour communiquer avec les apprenants d'une langue et pour créer des communautés de locuteurs par l'intermédiaire de la technologie. Elle est une citoyenne de la Nation métisse et membre de la Fédération des Métis du Manitoba.

Tessa Erickson

Tessa Erickson

Jeune ambassadrice, Première Nation Nak'azdli Whut'en

Membre de la Première Nation Nak'azdli Whut'en, Tessa est une élève de onzième année de l'école secondaire D.P. Todd à Prince George (Colombie-Britannique). Également diplômée du programme intitulé Bridging to Technology du conseil de la technologie de la Première Nation, elle dirige un projet linguistique baptisé Dak'elh K'una, dont l'objectif est d'organiser la conception d'une application sur la langue dak'elh et un camp estival d'immersion linguistique.

Amanda Evic-Kuluguqtuq

Amanda Evic-Kuluguqtuq

Instructrice principale, Centre Pirurvik

Amanda est diplômée du programme de formation des enseignants du Nunavut et a commencé sa carrière d'enseignante à Apex, puis à l'école Joamie d'Iqaluit. À titre de directrice générale de Tumikuluit Saipaaqivik, elle a dirigé la seule garderie d'Iqaluit qui offre une immersion en inuktut. Amanda a grandi à Panniqtuuuq, avec ses grands-parents maternels, dans un environnement riche en culture où l'inuktut était parlé couramment. En plus de donner des cours de langue seconde inuite et inuktut dans le cadre du programme de revitalisation de l'inuktut du Centre Pirurvik, Amanda participe à la conception, à la rédaction et à l'enseignement de nouveaux programmes et de ressources pédagogiques.

Blaire Gould

Blaire Gould

Directrice des programmes et du soutien aux étudiants, Mi'kmaw Kina'matnewey

Blaire Gould est la directrice des programmes et du soutien aux étudiants à Mi'kmaw Kina'matnewey. Originaire du district Mi'kmaq d'Unama'ki, elle est une fière L'nu'skw et parle encore sa langue maternelle. Elle s'efforce de promouvoir les possibilités d'éducation et les droits des Mi'kmaq. Sans relâche, elle cherche des façons novatrices de faire entrer sa langue et sa culture dans le XXIe siècle. Elle fait partie d'une équipe inspirante d'universitaires et d'éducateurs Mi'kmaq dont les contributions collectives et individuelles à l'éducation de son peuple ont créé de l'espace pour l'innovation dans le système d'éducation.

Glenn Karonhiio Morrison

Glenn Karonhiio Morrison

Conseiller principal, Ressources naturelles Canada

Glenn est conseiller principal à Ressources naturelles Canada (il était auparavant gestionnaire des politiques autochtones pour le Programme des Autochtones de Patrimoine canadien). Ayant occupé le poste de directeur général des Centres éducatifs et culturels des Premières Nations dans les années 1990, il a géré en 1992 la première présence en ligne d'un organisme canadien des Premières Nations par l'entremise d'un programme de babillard et d'un logiciel tiers. Plus récemment, Glenn a présidé le Groupe de travail interministériel sur la traduction et la technologie en lien avec les langues autochtones, auquel participent Patrimoine canadien, Bibliothèque et Archives Canada, le Conseil national de recherches du Canada, les Services de traduction parlementaire du Bureau de la traduction et d'autres organismes. Il s'intéresse depuis longtemps à la revitalisation des langues autochtones. Il fait actuellement partie de l'une des équipes consultatives de Ressources naturelles Canada qui travaillent avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique sur le projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain. Glenn a récemment réussi le cours en ligne d'introduction à la langue Kanien'kehá:ka dans le cadre du programme de langue offert par l'organisme Onkwawenna Kentyohkwa. Il est membre des Mohawks de Kahnawá:ke.

Gerry Lawson

Gerry Lawson

Directeur du laboratoire de langues et d'histoire orale, Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique

Gerry est un fier membre de la Première Nation Heiltsuk et dirige le laboratoire de langues et d'histoire orale du musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique. Possédant plus de 15 ans d'expérience dans le domaine de la gestion de l'information et de la numérisation du patrimoine, il travaille à la création de ressources pratiques et évolutives pour la conservation du patrimoine culturel autochtone et pour la décolonisation des pratiques en information. Gerry est également responsable de la technologie au sein du programme innovateur de numérisation des savoirs autochtones de l'Université de la Colombie-Britannique intitulé Indigitization, en plus de siéger au conseil d'administration du First Peoples' Cultural Council.

Delaney Lothian

Delaney Lothian

Jeune ambassadrice, Université de l'Alberta

Delaney est une étudiante de quatrième année de l'Université de l'Alberta inscrite dans un programme de premier cycle ayant pour majeure l'informatique et les mathématiques. Depuis son adolescence, elle consigne avec les membres de sa collectivité natale de Lac Ste. Anne la culture et l'histoire de celle-ci. Elle travaille sur un projet interdisciplinaire qui vise à mettre au point un système d'apprentissage du cri (dialecte Y), sous la supervision de la professeure en informatique de l'Université de l'Alberta Carrie Demmans Epp et de la professeure de langue crie de l'Université de l'Alberta Dorothy Thunder.

Megan Lukaniec

Megan Lukaniec

Wendat de la Nation huronne-wendat de Wendake (Québec), Megan Lukaniec est professeure adjointe de revitalisation des langues autochtones au département des langues de l'Université de Victoria. Depuis 2006, elle travaille avec et pour sa collectivité dans le but de réanimer et de se réapproprier la langue wendat (iroquoienne), qui a été en dormance depuis plus d'un siècle. Grâce à une bourse d'études du programme Alliances de recherche universités-communautés du Conseil de recherches en sciences humaines (2007-2012), remise à la Nation huronne-wendat et à l'Université Laval, Megan a pu travailler comme linguiste pour reconstruire la langue à partir de documents existants, former des professeurs de langues, donner des cours d'introduction aux langues et créer du matériel pédagogique. En 2017, avec la collaboration du Centre de développement de la formation et de la main-d'œuvre Huron-Wendat, elle a assuré le design initial et la refonte du contenu en ligne d'un dictionnaire trilingue (wendat, français et anglais; wendatlanguage.com). De plus, elle a obtenu son doctorat en linguistique de l'Université de Californie, à Santa Barbara, dans le cadre duquel elle a reconstruit et décrit la morphologie verbale du wendat.

Onowa McIvor

Onowa McIvor

Professeure agrégée, Université de Victoria

tânisi kiyawaw (salutation à vous tous). Maskékow-ininiw (moskégonne) et canado-écossaise, Onowa est née et a été élevée sur le territoire du Traité 6. Pendant plus de vingt ans, elle a visité avec reconnaissance les territoires des peuples parlant le SENĆOŦEN et le lekwungen. Vivant en milieu urbain, elle apprend actuellement à parler le nêhiyâwiwin et est une défenseure acharnée des langues autochtones. Onowa est professeure agrégée en études autochtones à l'Université de Victoria, où elle a auparavant occupé le poste de directrice des études autochtones de la Faculté d'éducation. Elle codirige un programme de bourse en partenariat du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) du Canada intitulé NEȾOLṈEW̱, qui vise à renforcer les capacités au sein de la population autochtone et à optimiser les ressources pour la revitalisation des langues autochtones au Canada.

Marilyn Shirt

Chef de l'équipe linguistique, Université nuhelot'įne thaiyots'į nistameyimâkanak Blue Quills (UnBQ)

Marilyn est membre de la Nation crie de Saddle Lake et travaille dans le domaine de l'éducation des adultes depuis 27 ans. Elle a également travaillé pendant quatre ans dans une petite entreprise, puis durant quatre autres années dans des programmes d'immersion préscolaire en cri, avant de se consacrer pleinement à la revitalisation des langues crie et dénée à l'UnBQ. À l'UnBQ, Marilyn a piloté la mise sur pied d'un programme de baccalauréat ès arts en langues crie et dénée, d'un programme de maîtrise en langues autochtones, d'un sénat des aînés et d'un service des ressources linguistiques qui produit des ressources audio, vidéo et écrites en cri et en déné.

 Skayda.û, Tina Jules

Tina Jules Skayda.û

Directrice du Centre des langues autochtones du Yukon

Tina dirige le Centre des langues autochtones du Yukon pour le compte du Conseil des Premières nations du Yukon. Elle est d'ascendance tlingit, slave des montagnes et crie, et est citoyenne du Conseil de Teslin Tlingit. Son nom tlingit est Skayda.û et elle appartient au clan Dakhlaweidí (clan de l'aigle). Titulaire d'un baccalauréat en éducation de l'Université de Regina, Tina est également diplômée du programme de formation d'enseignants autochtones du Collège du Yukon et elle détient une maîtrise en éducation, programmes d'études et enseignement théorique de l'Université Simon Fraser. Tina est une ardente défenseure de la revitalisation des langues autochtones et de l'éducation autochtone.

Nathan Thanyehténhas Brinklow

Nathan Thanyehténhas Brinklow

Chargé de cours, Université Queen's

Nathan enseigne le kanyen'kéha (mohawk) depuis des années au Tsi Tyónnheht Onkwawén:na Language and Cultural Centre (TTO) et à l'Université Queen's. Il a un vif intérêt pour la manière dont les méthodes computationnelles peuvent être appliquées à des fins pédagogiques et de revitalisation d'une langue. En partenariat avec le TTO et l'Université Queen's, il a participé à l'élaboration de certificats en langues et cultures mohawks et autochtones.

Contactez-nous

Roland Kuhn, Ph. D.
Agent de recherches principal, chef du projet sur les technologies pour les langues autochtones

Téléphone : 613-993-0821
Courriel : Roland.Kuhn@nrc-cnrc.gc.ca
LinkedIn : Roland Kuhn

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