Technologies numériques et quantiques : Rapport annuel 2024⁠-⁠2025

Un homme en train de régler l'objectif d'un instrument scientifique

Réaliser le potentiel des technologies quantiques, numériques et d'IA

Depuis plus de 30 ans, nous travaillons à bâtir le savoir-faire et l'infrastructure nécessaires pour garder le Canada à l'avant-garde de l'innovation technologique et nous assurer d'être en bonne position pour saisir les possibilités créées par les avancées dans des domaines comme l'intelligence artificielle (IA). Nous avons poursuivi ces efforts en 2024-2025 en réalisant des projets qui feront profiter l'ensemble de la population canadienne des avantages apportés par l'IA, la détection quantique et d'autres technologies numériques.

Un diagnostic plus rapide et plus précis de certaines maladies grâce à une analyse de l'imagerie médicale soutenue par l'IA

La recherche en santé et en biochimie fait partie des domaines les plus prometteurs, où les outils d'IA et les technologies quantiques pourront améliorer la vie des gens d'un bout à l'autre du Canada et ailleurs dans le monde. À titre d'exemple, l'utilisation de l'IA pour détecter les anomalies dans les images obtenues par tomodensitométrie, radiographie, échographie ou autres techniques permet aux médecins de diagnostiquer les maladies avec plus de rapidité et précision. Dans cette optique, nous avons en 2024-2025 soutenu la mise au point d'une solution d'IA en étroite collaboration avec des scientifiques de l'Université de Waterloo et de l'Université McGill. L'équipe interdisciplinaire a conçu un système d'IA pour l'analyse de l'imagerie médicale — un outil qui pourrait nettement améliorer les diagnostics médicaux et créer de nouvelles avenues en soins préventifs.

Le cadre d'IA, appelé Trustworthy Deep Learning Framework for Medical Image Analysis (cadre d'apprentissage profond de confiance pour l'analyse de l'imagerie médicale, ou TRUDLMIA), a initialement été mis au point pour diagnostiquer la COVID-19, mais l'équipe s'en est ensuite servie pour d'autres maladies, comme la pneumonie et les mélanomes.

Le système d'apprentissage profond est formé pour analyser des images à l'aide de grands ensembles de données de nature générale et spécialisée, comme des données médicales et de diagnostic clinique. Une étape clé a été franchie en 2024-2025 avec le développement de modèles d'IA pour l'évaluation de la santé des poumons à partir d'échographies au point de service, technique d'imagerie portable et largement accessible. Le développement de TRUDLMIA se poursuit, avec un accent particulier sur la préparation à de futures pandémies et le diagnostic des effets à long terme de la COVID-19.

Ces travaux démontrent comment l'IA peut égaler ou même surpasser les méthodes de diagnostic traditionnelles, ce qui est particulièrement important pour les collectivités mal desservies ou rurales où l'accès à des spécialistes est limité. L'automatisation de certaines parties du processus allège le fardeau des systèmes de santé, en réduit les coûts et en accroît l'efficacité, au bénéfice des patients et des praticiens.


Pengcheng Xi (Ph. D.)

« Le recours à la technologie pour résoudre des problèmes du monde réel me passionne depuis toujours, et la santé est l'un des domaines les plus importants où l'IA peut changer les choses. Ce qui m'a attiré, c'est la possibilité de travailler au sein d'équipes interdisciplinaires composées de cliniciens, d'ingénieurs et de chercheurs, tous animés par un but commun : améliorer la santé humaine. Il est profondément satisfaisant de savoir que nos algorithmes pourraient aider à détecter une maladie plus tôt ou à offrir des capacités de diagnostic en régions éloignées où ces services sont rares. »

Pengcheng Xi (Ph. D.), agent de recherches principal, Centre de recherche en technologies numériques

Une capacité de calcul accrue pour la recherche sur l'IA au Canada

Dans le cadre de la nouvelle Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l'IA, un investissement de 25 millions de dollars a été annoncé pour agrandir l'installation Beatrix du CNRC, qui héberge son unité de traitement graphique construite spécialement pour la recherche et l'innovation fondées sur l'IA. L'agrandissement permettra d'accroître la capacité de calcul de l'écosystème canadien de l'IA et répondra aux besoins à court terme de l'industrie, des scientifiques du gouvernement et des collaborateurs universitaires. L'installation Beatrix a été ainsi nommée en hommage à Beatrice Helen Worsley, première informaticienne canadienne et pionnière dans ce domaine, qui a travaillé au CNRC en 1947 à titre d'agente de recherches.

Des capteurs quantiques capables d'explorer le cerveau

Le métabolisme cérébral, qui comprend des fonctions comme le débit sanguin et la consommation d'oxygène, est un important indicateur de la santé du cerveau. La surveillance des niveaux d'oxygène durant une chirurgie cardiaque est essentielle pour prévenir les lésions cérébrales. Mais la technique d'imagerie utilisée aujourd'hui, la tomographie par émission de positrons (TEP), est non seulement coûteuse en temps et en argent, mais également complexe. Elle nécessite l'injection préalable d'une substance radioactive (un traceur).

Grâce à un financement et un soutien du programme Défi « Capteurs quantiques », une équipe de scientifiques a mis au point une nouvelle technique qui s'appuie sur une technologie de capteur quantique pour surveiller l'activité du cerveau de façon sécuritaire et non invasive, directement au chevet des patients, avec la projection d'un faisceau laser dans le crâne.

Le biocapteur quantique est suffisamment sensible pour mesurer la lumière produite par un seul photon, ce qui en fait une technique plus sécuritaire pour les patients. Elle est par ailleurs plus rapide, couvre une gamme plus large de fréquences que la TEP, et coûte 10 fois moins cher. Les essais de cette nouvelle méthode de surveillance neurologique au chevet sont en cours. Cette méthode permettra un jour aux médecins de détecter immédiatement les problèmes potentiels durant certaines interventions, comme par exemple des chirurgies cardiaques. Ils pourront ainsi agir plus rapidement pour prévenir certains dommages.


« La capacité de la technologie de détection quantique pour résoudre des problèmes cliniques pourrait ouvrir la voie à de nouvelles applications que nous ne pouvons même pas imaginer tant que les utilisateurs n'auront pas créé ces nouvelles idées révolutionnaires. Ce projet démontre l'importance d'investir en science fondamentale, car on ne sait jamais ce qui en sortira. »

Mamadou Diop (Ph. D.), professeur agrégé, Département de biophysique médicale, École de médecine et de dentisterie Schulich, Université Western, et scientifique à l'Institut de recherche Lawson

L'étude de l'impact des mouvements d'air sur les drones en zone urbaine

Maintenant que les drones sont de plus en plus utilisés pour livrer divers produits, qu'il s'agisse de colis postaux courants ou de fournitures médicales vitales, il devient très important de comprendre comment les mouvements d'air autour des immeubles en zone urbaine affectent leur stabilité. Pour étudier cette question, le Centre de recherche en aérospatiale s'est associé à Transports Canada et à InDro Robotics afin de mener une étude sur le terrain au centre-ville de Montréal, au Québec. Dans cette étude, première en son genre, les scientifiques ont utilisé des capteurs de mesure du vent installés sur des drones et sur les toits, ainsi que des essais en soufflerie, pour mesurer la vitesse du vent et les turbulences le long d'une route prédéfinie traversant la ville. Ces vols d'essai étaient les plus longs jamais réalisés dans un centre-ville canadien et ont produit des résultats qui appuieront l'élaboration de règlements, de normes et de capacités pour une utilisation plus sécuritaire des drones partout au pays.

Une gestion autonome des glaces de mer pour les navires

Les navires qui traversent des eaux couvertes de glace, comme celles des voies navigables du Nord, sont ralentis par la glace qui se reforme rapidement après le passage des brise-glace. Des spécialistes du Centre de recherche en génie océanique, côtier et fluvial et de l'Université Memorial explorent une nouvelle approche : un essaim de navires autonomes plus rapides et plus petits pouvant maintenir les eaux libres dans le sillage du brise-glace. Le modèle d'IA s'appuie sur une intelligence distribuée comparable aux comportements observés dans des colonies d'insectes comme les fourmis et les abeilles, qui travaillent ensemble pour atteindre un but commun. Pour tester la performance de ces petits navires, l'équipe réalisera d'abord des expériences dans un environnement simulé, puis au bassin d'étude des ouvrages de haute mer du CNRC, installation de recherche où peuvent être recréées des conditions réelles. Cette recherche aidera à positionner le Canada comme un pionnier dans le monde des navires de surface autonomes, domaine en pleine croissance.

Impression 3D par ondes lumineuses pour le prototypage rapide de dispositifs optiques

En 2024-2025, nous avons démontré le potentiel d'une nouvelle méthode de production de microlentilles pour accélérer et simplifier la conception et la fabrication de dispositifs optiques. Mise au point par le Centre de recherche en quantique et en nanotechnologies et le Centre de recherche en technologies numériques, la tomographie floue (méthode de production d'images 3D d'objets solides) offre une solution plus rapide et plus abordable que les méthodes tomographiques actuelles grâce à la projection de lumière et l'impression 3D, et permet de produire des composants optiques de qualité commerciale en aussi peu que 30 minutes. Cette méthode pourrait également soutenir le développement de futures technologies qui permettraient le prototypage rapide par les concepteurs optiques de nouveaux dispositifs à un coût relativement faible, soit le coût des matériaux et d'une imprimante tomographique 3D.

Un nouveau service qui aide les entreprises à profiter des avantages de l'IA

Les outils d'IA peuvent, en quelques secondes, analyser de grands volumes de données, déceler les modèles et les tendances et produire des informations utilisables. Un nouveau service offert par l'entremise du Centre d'analyse des données du CNRC aide les organisations des secteurs public et privé à exploiter cette puissance analytique. Ce service tire parti de l'expertise des spécialistes en IA, en science des données et en apprentissage automatique pour aider les entreprises canadiennes à extraire la valeur stratégique cachée de leurs données à l'aide d'un système d'IA adapté. Avec l'accès à cette expertise, aux algorithmes de pointe et aux puissantes grappes d'ordinateurs du Centre d'analyse des données, les entreprises du Canada pourront obtenir un avantage concurrentiel grâce à l'IA.

Des outils d'IA générative pour un gouvernement plus efficace

En plus d'aider les entreprises canadiennes à découvrir les avantages de l'IA, nous explorons également les applications de cette technologie pour nos propres activités. En 2024-2025, nous avons mis au point les prototypes de 2 nouveaux cas d'usage d'IA. L'un d'eux, un ensemble d'outils d'IA générative appelé BlueskAI, a été conçu pour accroître la capacité du personnel de terrain du Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI CNRC) à accéder de façon plus efficace et efficiente aux données nécessaires pour mieux aider les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes.

Cet outil permet au personnel d'utiliser des demandes en langue naturelle plutôt que de recherches traditionnelles par mots-clés, ce qui facilite la recherche et la synthèse de renseignements sur les entreprises canadiennes. Nos spécialistes en IA ont également travaillé avec Services publics et Approvisionnement Canada pour mettre au point un moteur de recommandations fondé sur l'IA pour InfoMédia, une plateforme qui donne à plus de 70 ministères du gouvernement du Canada un accès à du contenu médiatique électronique. En éliminant la nécessité de coter manuellement la pertinence des articles, ce projet pourrait permettre d'économiser beaucoup de temps.

En plus de tester les outils d'IA disponibles sur le marché afin de déterminer s'ils peuvent être utilisés de façon sécuritaire et responsable dans notre travail, nous avons également développé nos propres outils. Les employés et employées du CNRC utilisent de plus en plus Zone IA, robot conversationnel d'IA générative que nous avons mis au point et installé sur notre propre nuage interne afin de protéger notre propriété intellectuelle et nos données de nature sensible. Les outils et extensions personnalisés de Zone IA aident à résoudre des problèmes techniques, à résumer de longs documents, à rédiger des codes informatiques, et bien plus encore — et le robot continue à évoluer avec l'ajout de nouveaux éléments et fonctionnalités. Nous avons également lancé des projets étudiants en IA en vue de répondre aux besoins de l'ensemble du CNRC, comme l'automatisation des processus et la gestion efficace des tâches.

Un cadriciel en libre accès pour le développement d'applications grammaticales visant les langues autochtones

Nous continuons à travailler avec des communautés autochtones et des linguistes pour mettre au point des outils numériques qui aideront les gens à apprendre plus facilement les langues autochtones. Notre outil le plus récent s'appelle Gramble, cadriciel en libre accès qui permet aux éducateurs autochtones de créer des applications grammaticales intuitives et conviviales à l'aide d'une interface se présentant sous forme de feuille de calcul.

Jusqu'à maintenant, Gramble a mené à la création de conjugueurs pour les langues mi'kmaq, michif et anishnaabe. Des conjugueurs sont également en cours de développement pour plusieurs autres langues, dont le nêhiyawêwin (cri des plaines), l'oneida et le SENĆOŦEN (saanich).

L'installation unique de fabrication pour la photonique du Canada soutient l'essor de l'IA

Les centres de données qui forment et exécutent des modèles d'IA générative utilisent énormément d'énergie pour alimenter les grappes de serveurs qui contiennent chacun un grand nombre de puces et de câbles, sans compter les systèmes de refroidissement industriels requis pour gérer la chaleur produite. Ranovus, une entreprise d'Ottawa, tente de résoudre le problème énergétique et les enjeux liés à la capacité de données de l'IA à l'aide de lasers du Centre de fabrication pour la photonique du Canada (CFPC) du CNRC, seule installation en son genre en Amérique du Nord. Son matériel informatique à ondes lumineuses, formé de composants optiques intégrés, se loge dans une puce de la taille d'une pièce de 25 cents.

Placée à côté des processeurs qui forment et exécutent les modèles d'IA, cette technologie lance des photons le long de fibres de verre pour déplacer les données d'une puce à l'autre. Comparativement aux câbles de cuivre traditionnels, cette technologie permet de transporter plus d'information sur de plus longues distances tout en consommant moins d'énergie. Le CFPC continuera à fournir des composants essentiels pour des technologies de ce genre et à soutenir les avancées en IA, en quantique et dans d'autres domaines émergents.

Mise à l'essai dans l'espace d'un magnétomètre quantique fabriqué au Canada

Les magnétomètres utilisent les signaux magnétiques de la Terre pour repérer les épaves et les débris sous-marins, révéler des sites d'exploitation minière appropriés et localiser et classifier certains objets. Avec le soutien du programme Défi « Capteurs quantiques » du CNRC, SBQuantum, une entreprise de Sherbrooke, a mis au point un magnétomètre quantique à base de diamant 100 fois plus sensible que les prototypes précédents.

En 2025, cette technologie a été lancée dans l'espace dans le cadre du défi MapQuest de la National Geospatial-Intelligence Agency des États-Unis, qui vise à découvrir une façon plus précise et efficace de mesurer le modèle de champ magnétique terrestre utilisé par les systèmes de référence de navigation, d'attitude et de cap pour prévenir toute interférence du champ magnétique.

L'exploration de l'efficacité des installations de chauffage centralisé sur les bases des Forces canadiennes

Le groupe spécialisé dans les observations terrestres et la microgravité du CNRC et le laboratoire de télédétection appliquée de l'Université McGill travaillent ensemble pour quantifier la perte de chaleur et les émissions de carbone des installations de chauffage centralisé des Forces canadiennes.

Ces installations comptent des réseaux souterrains de conduites d'eau qui transportent la chaleur jusqu'à de multiples bâtiments d'une zone donnée. Quand l'eau chaude se déplace dans les conduites, une certaine perte d'énergie est enregistrée avant que l'eau atteigne les immeubles où les gens vivent et travaillent. Mais cette énergie perdue contribue tout de même aux coûts et aux émissions des bases des Forces canadiennes.

Notre recherche collaborative mesure cette perte de chaleur à l'aide de capteurs installés sur des systèmes d'aéronefs télépilotés et de techniques de détection et de télémétrie par ondes lumineuses. Notre plus récente évaluation, à la base de Comox, en Colombie-Britannique, a révélé une perte d'énergie annuelle équivalente à la quantité d'énergie totale utilisée par 321 maisons canadiennes de taille moyenne. Ces travaux nous aideront à mieux comprendre les mécanismes de perte de chaleur et à apporter des améliorations aux installations de chauffage centralisé.

Des outils d'IA pour soutenir le vieillissement chez soi

En 2024-2025, nous avons dévoilé 2 nouveaux outils, mis au point grâce au soutien de notre programme Défi « Vieillir chez soi », qui aideront les personnes âgées du Canada à vivre de façon indépendante dans leur résidence et leur communauté.

En collaboration avec l'Université de Waterloo, nous avons développé un modèle d'IA qui peut analyser et segmenter des photographies d'aliments sur une assiette, voire au bout d'un ustensile, afin de prédire rapidement et précisément les calories, la masse, les protéines, les matières grasses et les glucides. Cette technologie pourrait aider les personnes âgées à mieux gérer leurs habitudes alimentaires, et les nutritionnistes, à créer des plans de traitement nutritionnel plus efficaces.

Nous avons également, en partenariat avec l'Université Carleton, progressé dans la mise au point d'un système d'évaluation de la conduite automobile combinant un réseau de capteurs installé à bord du véhicule et un ensemble de données sur plus de 30 000 conducteurs pour prédire les risques futurs en fonction des modèles de conduite d'une personne âgée. La rétroaction peut ensuite être transmise à la personne qui conduit, ainsi qu'à sa famille et ses aidants. En plus d'aider les personnes plus âgées à conduire de façon plus sécuritaire, ce projet nous aide à mieux comprendre l'effet des fonctionnalités d'assistance de conduite, comme le suivi de voie automatique, sur la sécurité des conducteurs.

Notre vision pour la transformation numérique de la recherche

Au cours de cet exercice, nous avons lancé notre nouvelle vision pour la transformation numérique de la recherche au CNRC. Ce plan quinquennal guidera notre exploitation des technologies numériques de pointe, comme l'informatique évoluée et l'IA, pour accélérer l'innovation et accroître la collaboration entre disciplines scientifiques.

Ce plan repose sur 4 piliers fondamentaux : améliorer la collecte de données grâce à des capteurs de pointe, garantir la fiabilité et la bonne gestion des données, maximiser la valeur des données avec des technologies comme l'IA et l'analytique, et recourir à l'automatisation pour améliorer les processus de R-D.

Avec cette vision, nous serons en mesure de satisfaire aux normes les plus élevées en matière d'éthique, de légalité et de sécurité pour livrer des solutions dignes de confiance qui répondent aux priorités du Canada.

Un centre commun pour la recherche en quantique et en nanotechnologie

En vue de mieux harmoniser nos objectifs scientifiques et technologiques dans les domaines de la quantique, de la photonique et des semiconducteurs, nous avons en 2024-2025 regroupé en une seule entité le Centre de recherche en nanotechnologie, le Centre de recherche sur les technologies de sécurité et de rupture et le Centre de recherche en électronique et photonique avancées. Avec l'aide de collaborateurs du Canada et de l'étranger, le nouveau Centre de recherche en quantique et en nanotechnologies a pour but d'accélérer la mise au point de solutions novatrices à faible risque en communication quantique, en détection et imagerie quantiques, en photonique, en nanotechnologie, en matériaux de pointe pour la fabrication additive et en semiconducteurs, entre autres.

Un effort conjoint pour faire progresser la science de la sécurité de l'IA

En novembre 2024, le gouvernement du Canada lançait l'Institut canadien de la sécurité de l'intelligence artificielle (ICSIA) pour soutenir le développement et le déploiement sécuritaires et responsables de l'IA. Le CNRC est heureux d'apporter ses contributions à l'ICSIA et de mener des recherches qui visent à mieux comprendre et à atténuer les risques posés par les systèmes d'IA.