Table des matières
- Rapport annuel de 2022-2023 – Accueil
- Message du président
- Le CNRC en bref
- Revitalisation des principales installations
- Faits saillants et réalisations
- Rendre la recherche plus inclusive
- Prix et distinctions
- Direction du CNRC
Version HTML ordinaire : Jeter les bases des innovations de demain : Rapport annuel de 2022-2023
Depuis longtemps, le Canada est reconnu comme un chef de file de la recherche et des technologies dans les domaines de l'aérospatiale et de l'astronomie, qui possède des capacités uniques de recherche-développement, d'innovation et d'essai, ainsi qu'un incroyable bassin de talents. Les installations du CNRC de l'ensemble du pays appuient ce rôle et contribuent à créer des solutions innovatrices en réponse aux défis mondiaux.
Un laboratoire volant d'avant-garde
Mengistu Wolde, agent de recherches sénior, Laboratoire de recherche en vol, Centre de recherche en aérospatiale
Courte vidéo de Mengistu Wolde devant un aéronef du CNRC à l'intérieur d'un hangar.
Mengistu Wolde, agent de recherches sénior, Laboratoire de recherche en vol, Centre de recherche en aérospatiale
Courte vidéo de Mengistu Wolde devant un aéronef du CNRC à l'intérieur d'un hangar.
Le Convair 580 est le plus grand aéronef de la flotte du CNRC. Laboratoire volant polyvalent, il héberge l'équipement requis pour soutenir de la recherche sur les conditions atmosphériques, le givrage, la physique des nuages, le smog et bien plus.
Bien que la demande pour cet aéronef soit fort susceptible de demeurer élevée jusqu'à sa mise hors service en 2028, son âge rend son entretien et ses réparations de plus en plus difficiles. Mengistu Wolde, agent de recherches sénior au Centre de recherche en aérospatiale, était auparavant le gestionnaire responsable du Convair 580, mais est aujourd'hui le chef de recherche scientifique responsable du lancement de son remplaçant, le nouvel aéronef MAPLE, pour Medium-range Aircraft Platform for Environmental Research.
« Le Convair constitue une installation unique au Canada et a soutenu une vaste gamme de projets de recherche avec des partenaires du monde entier. L'une de nos plus grandes réalisations durant la dernière année a été l'achèvement du projet de sondeur à hyperfréquences aéroporté de haute résolution spectrale, le projet "HiSRAMS" (pour High Spectral Resolution Airborne Microwave Sounder) en collaboration avec l'Université McGill, la société Omnisys de la Suède, Horizon Sciences and Technologies de la Nouvelle-Écosse et l'Agence spatiale européenne (ASE).
Le projet a commencé en 2018 avec une preuve de concept pour la mise au point de 2 radiomètres hyperspectraux aéroportés de pointe pour de futures missions spatiales nécessitant des observations globales de la température et de la vapeur d'eau. Le CNRC et ses collaborateurs ont réussi à mettre au point ces radiomètres, les ont intégrés au Convair et ont ensuite procédé à la collecte des données et à la modélisation.
Nous les avons aussi déployés aux États-Unis pendant 3 semaines pour soutenir un projet international de grande envergure sur le climat et les conditions météorologiques, appelé ESCAPE, ainsi que travaillé avec des partenaires de l'Union européenne dans le cadre d'études sur des radars de pointe visant à fournir des faits probants pour soutenir le concept de la mission satellite WIVERN de l'ASE, qui vise une observation globale des vents provenant de l'espace.
Travailler avec le Convair, ce que je fais depuis mon arrivée au CNRC en 2000, a été un réel privilège et j'ai maintenant hâte de travailler avec le nouvel aéronef MAPLE, qui sera construit avec les fonds de renouvellement fédéraux. Le nouvel appareil aura une portée plus longue, ce qui nous permettra de faire de la recherche dans des régions éloignées, par exemple dans le Nord, et ses capacités seront développées avec l'aide de plusieurs intervenants afin de nous assurer qu'il est assez souple et polyvalent pour répondre à une gamme encore plus étendue de besoins de recherche. Lors de sa mise en service, le MAPLE sera adéquatement outillé pour étudier les changements climatiques, la qualité de l'air, les systèmes de nuages et les conditions météorologiques extrêmes, des domaines qui contribueront tous à la mise au point de nouvelles solutions pour notamment une aviation écologique et l'observation spatiale. »
« La conception du nouvel appareil tient compte des commentaires de plusieurs intervenants afin de nous assurer qu'il est assez souple et polyvalent pour répondre à une gamme encore plus étendue de besoins de recherche. »
Des corrélateurs de fabrication canadienne pour voir plus loin dans le cosmos
En janvier 2023, le Canada annonçait son intention de devenir membre à part entière de l'observatoire du Réseau d'un kilomètre carré (SKAO), collaboration internationale qui construit 2 des plus grands télescopes au monde, respectivement en Australie et en Afrique du Sud.
L'adhésion à SKAO donnera accès aux astronomes du Canada au réseau, en plus de fournir à plusieurs entreprises canadiennes la possibilité de participer à cette initiative par la fabrication ou l'assemblage de diverses parties du réseau.
Le Centre de recherche Herzberg en astronomie et en astrophysique a joué un rôle clé dans la mise au point de corrélateurs qui facilitent la coordination des télescopes et permettent la corrélation et l'analyse de données provenant de diverses parties du réseau.
À la recherche de nouvelles informations sur la formation de l'univers
Lorsque le télescope spatial James Webb a été lancé en décembre 2021, il incluait plusieurs composants et instruments fabriqués au Canada.
L'un de ceux-ci, le spectrographe sans fente/imageur dans le proche infrarouge (NIRISS), a été le premier des 4 instruments scientifiques du télescope à être déclaré prêt à être utilisé, le 22 juin 2022.
Depuis, des équipes du CNRC ont eu l'occasion d'étudier entre autres l'histoire de galaxies éloignées, la formation d'exoplanètes et les trous noirs.
Une étape vers des vols autonomes
Au début de 2022, une équipe du Centre de recherche en aérospatiale a entrepris la première phase des essais en vol d'un hélicoptère sans pilote.
Plus tard durant l'année, l'équipe a réussi un premier vol complètement autonome, incluant le décollage, les manœuvres en vol en fonction d'un parcours prédéfini et l'atterrissage, y compris l'évitement de plusieurs obstacles placés dans la zone d'atterrissage.
Bien que de nombreuses étapes doivent encore être franchies avant que des vols complètement autonomes soient possibles à plus grande échelle, ce vol constitue une étape clé importante vers ce but.
S'adapter aux conditions de vol avec la réalité intégrée
En partenariat avec le ministère de la Défense nationale, le Centre de recherche en aérospatiale utilise la réalité intégrée pour mieux comprendre les conditions de pilotage d'hélicoptères lors d'opérations en mer.
Le projet de simulation en vol de réalité intégrée IRIS (pour Integrated Reality In-Flight Simulation) utilise les capacités de programmation uniques de l'hélicoptère Bell 412 permettant d'activer des comportements et des réactions propres à différents types d'aéronefs.
Ainsi, les pilotes d'essai peuvent expérimenter les effets du vent, des turbulences et d'autres conditions sur les différents types d'aéronefs actuellement utilisés pour les opérations militaires extracôtières.
Ce projet procurera une meilleure compréhension de la charge de travail des pilotes et permettra d'accroître la précision des simulateurs de vol, d'améliorer la conception des navires et de rehausser la sécurité des équipages.
De nouvelles solutions pour gérer les risques en vol
Notre Centre de recherche en aérospatiale travaille avec la Federal Aviation Administration des États-Unis pour en apprendre davantage à propos des conditions de givrage en vol et mettre à l'essai des solutions innovatrices de détection, de prévision et de dégivrage.
L'an dernier, en utilisant l'aéronef Convair 580 équipé de plus de 40 sondes et capteurs, notre équipe de reconnaissance et de recherche atmosphérique a volé dans des conditions de givrage dangereuses pour recueillir des données et faire la démonstration des nouvelles capacités en matière de prévisions météorologiques.
Ce projet fournira des informations vitales qui aideront les pilotes à faire face à des conditions dangereuses pouvant nuire à la navigation aérienne.
Faire progresser la science spatiale en collaboration avec l'Agence spatiale canadienne
Le CNRC travaille avec l'Agence spatiale canadienne (ASC) depuis l'établissement de cette dernière à titre d'organisation indépendante dérivée du CNRC.
En 2020, nous avons signé un protocole d'entente en vue de créer un cadre de collaboration dans divers domaines, dont l'observation de la Terre, le développement et l'essai de capteurs et le développement de technologies spatiales.
Depuis, nos projets conjoints ont touché à une variété de domaines de recherche, dont la microgravité et les technologies de santé, ainsi que la gestion des données par l'intermédiaire du Centre canadien des données astronomiques.
Le budget fédéral de 2023 a accordé 76,5 M$ sur 8 ans à l'ASC pour soutenir la science canadienne sur la station spatiale Lunar Gateway, et nous sommes impatients de soutenir cette mission.