Pleins feux sur les employés : Rym Mehri, agente de recherches, Centre de recherche en métrologie

- Ottawa, Ontario

Rym se tient près d'un instrument recouvert sur une paillasse de laboratoire.

Travail pratique avec des équipements avancés de recherche sur les aérosols et les gaz dans un laboratoire

Dans un monde où les plus petites particules peuvent révéler les plus grandes histoires, Rym Mehri trouve un sens à la mesure des forces invisibles qui façonnent notre air, notre environnement et notre santé.

Les nanoparticules en suspension dans l'air, également appelées aérosols, peuvent avoir d'importants effets sur les personnes et la planète. Elles proviennent des gaz d'échappement des moteurs, dérivent avec la fumée des feux incontrôlés et se déplacent dans l'air que nous expirons. Une fois en suspension dans l'air, les aérosols peuvent modifier l'atmosphère qui nous entoure et avoir un impact appréciable sur notre environnement et notre santé. Ils peuvent altérer l'air que nous respirons, influer sur le climat dans lequel nous vivons et même compromettre la sécurité de nos établissements de soins de santé.

Mais comment mesurer les impacts de ces particules invisibles ?

C'est la question à laquelle Rym Mehri, agente de recherches au Centre de recherche en métrologie, consacre sa carrière. Elle mène des recherches pour comprendre le comportement de ces particules et contribuer à l'élaboration de normes visant à protéger les Canadiennes et Canadiens et les populations du monde entier.

« J'ai toujours été fascinée par l'écoulement des fluides, les particules et la nature complexe de ces dernières, qu'elles proviennent des moteurs, de l'environnement ou des êtres humains », explique-t-elle. « Tous ces sujets sont liés à la science des aérosols. »

Rym a grandi à Sousse, en Tunisie, et a obtenu son doctorat en génie mécanique à l'Université d'Ottawa. À la suite de ses recherches postdoctorales, au cours desquelles elle a étudié les inhalateurs et les nébuliseurs pharmaceutiques, comme ceux utilisés par les personnes asthmatiques, elle s'est intéressée aux allergènes et à leurs effets sur la santé.

« Cela m'a fait prendre conscience de l'importance de la précision des mesures », explique-t-elle. « Ce qui me motive vraiment, c'est l'impact que ces particules ont sur notre santé. »

Avant de se joindre au CNRC, Rym a travaillé à Santé Canada, pendant la pandémie de COVID-19. Elle y évaluait la sécurité des dispositifs médicaux et des équipements de protection individuelle avant qu'ils ne soient mis sur le marché canadien.

« Ce projet m'a ouvert les portes du CNRC », explique Rym. « Mon équipe à Santé Canada a collaboré avec le Centre de recherche en métrologie alors qu'elle mettait en place des moyens pour tester les masques N95 au Canada. »

Aujourd'hui, Rym fait partie de l'équipe de métrologie des aérosols et des gaz du centre de recherche et travaille à la croisée des sciences de l'environnement, de la santé et du génie. Ses travaux contribuent à améliorer la mesure et la compréhension des particules en suspension dans l'air.

« J'adore avoir la possibilité de travailler dans différents domaines de recherche. C'est stimulant, intéressant et ça a un impact », dit-elle. « Même pendant mes études supérieures, j'admirais le travail innovant du CNRC et ses répercussions concrètes sur la vie des Canadiennes et Canadiens. »

Les travaux de recherche de Rym reposent sur une collaboration interdisciplinaire. Elle travaille en étroite collaboration avec des collègues de toute l'organisation spécialisés dans les mesures chimiques et optiques afin d'étudier l'efficacité des masques à filtrer les particules en suspension dans l'air, y compris celles provenant de la fumée des feux de forêt et des moteurs d'avion.

La quête de la précision dépasse les frontières du Canada. Rym participe à la coordination d'études internationales visant à comparer les méthodes utilisées par les laboratoires pour mesurer les aérosols. L'objectif est de s'assurer que les scientifiques du monde entier mesurent ces particules de la même manière — à l'image de musiciens qui accordent leurs instruments avant de jouer ensemble afin que chaque note soit en harmonie.

Cette même quête de précision guide ses autres projets. Rym s'efforce d'améliorer la façon dont les instruments scientifiques mesurent les nanoparticules émises par les moteurs d'avion et cherche à évaluer la fiabilité de ces mesures.

« L'objectif est de savoir à la fois dans quelle mesure l'instrument est précis et dans quelle mesure on peut se fier à ses résultats », explique-t-elle.

En affinant les méthodes d'étalonnage, Rym et son équipe rendent les mesures d'aérosols et de gaz plus fiables partout dans le monde. Leur travail garantit également que les données d'émissions recueillies sont précises, reconnues à l'échelle internationale et soutiennent les efforts mondiaux visant à réduire la pollution atmosphérique.

« Ces projets sont très techniques », dit-elle, « mais ils ont un impact direct sur la sécurité et l'élaboration des normes, et renforcent la confiance dans les certifications d'émissions. »

Ensemble, ils reflètent la mission plus large de l'équipe de Rym, qui consiste à mener des recherches de pointe et à développer des méthodes et des instruments. Ils contribuent également aux travaux d'organisations internationales telles que International Civil Aviation Organization (anglais seulement) (ICAO), International Maritime Organization (anglais seulement) (IMO), ISO - International Organization for Standardization (anglais seulement) et ASTM International (anglais seulement).

« L'objectif est toujours d'assurer la sécurité des Canadiennes et Canadiens », explique-t-elle. « Peu importe si nous étudions les nanoparticules provenant des masques ou les émissions des moteurs, notre but est de nous assurer que les mesures sont précises et fiables. »

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